Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Un monde en mutation. Soyons prêts pour les employs de demain !

Pour se développer et croître, les entreprises doivent avoir accès à une main-d’œuvre adaptée à leurs besoins. Différents facteurs, notamment les nouvelles technologies et le vieillissement de la population, influent sur l’environnement d’affaires.

Nous dressons ici un portrait de la situation et des possibilités de la métropole. Notre but est de fournir un outil commun d’analyse aux différents acteurs socioéconomiques pour leur permettre de pourvoir les emplois de demain.


Ce document d’information a été élaboré en partenariat avec le Bureau de coopération interuniversitaire, les cégeps de Montréal et Éducation Montréal, la Communauté métropolitaine de Montréal, le Conseil emploi métropole et le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation.

S'attaquer aux principaux enjeux économiques

ENJEU N1 : Diminution constante de la disponibilité de la main-d’œuvre

De 2013 à 2017, 330 000 emplois seront à pourvoir dans la RMR de Montréal, dont 68 % (224 900) en raison du remplacement prévu lié à la retraite.

Au Québec, les départs à la retraite toucheront davantage certains niveaux de compétence. De 2013 à 2022, plus du tiers des gestionnaires devront être remplacés, ainsi que 31 % des emplois professionnels (nécessitant une formation universitaire). Au cours cette même période, le tiers des postes libérés seront pourvus par des emplois de niveau technique (nécessitant une formation collégiale).

Ce déclin du bassin de travailleurs potentiels influe directement sur le développement des entreprises, la croissance économique et nos finances publiques.

Pourcentage de la population de 20 à 64 ans par rapport à la population totale de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal

Source : Institut de la statistique du Québec

ENJEU N2 :Faible productivité historique

Par rapport aux quatorze autres métropoles nord-américaines, la RMR de Montréal se trouve à la queue du peloton en matière de productivité.

C’est une tendance historique : la croissance de la productivité a été l’une des plus faibles de 1981 à 2013 (1,23 %, Centre de la productivité et de la prospérité, bilan 2014).

Cette faible productivité influe négativement sur notre capacité à créer de la richesse et sur notre niveau de vie.

PIB par emploi en 2013
(milliers de dollars, PPA)

Source : IDQ, en collaboration avec la CCMM et MI

ENJEU N3 :Des perspectives de croissance encourageantes, mais faibles

La croissance économique de la métropole sera supérieure à celle de l’ensemble du Québec et du Canada, mais demeurera toutefois plus faible que celles des RMR de Vancouver et Toronto.

Une faible croissance économique influe sur notre capacité à bien financer les services publics.

Taux de croissance du PIB réel

Source : Conference Board du Canada

Nous devons trouver des leviers pour rehausser notre productivité et notre richesse...
Le recrutement d’une main-d’œuvre qualifiée fait partie des principaux défis des entreprises de la métropole.

Notre prospérité est tributaire du savoir

Il existe un lien direct entre la productivité et la diplomation

Productivité et capital humain,
RMR nord-américaines, 2011-2012

Sources : Part des grades universitaires : U.S. Census Bureau (ACS 2011) et Statistique Canada (Enquête nationale auprès des ménages, 2011)
PIB par emploi : Bureau of Economic Analysis, Conference Board du Canada, OCDE et Statistique Canada

On constate que le nombre de diplômés en sciences, technologies, génie et mathématiques (stem) influe sur la productivité.

La métropole a un double défi : augmenter sa productivité par rapport aux métropoles canadiennes et américaines. L’éducation représente l’un des investissements les plus importants pour l’individu lui-même, la société et les entreprises. Elle amène également le progrès social, l’innovation et une plus grande harmonie au sein de la société.

Une plus grande diplomation constitue le meilleur moyen d’améliorer notre niveau de vie collectif.

Nombre de diplômés STEM par 100 000 habitants
(Canada, 2011 et États-Unis, 2013)

Source : Institut du Québec en collaboration avec la CCMM et MI

Les études secondaires, collégiales et universitaires sont essentielles pour occuper un emploi et augmenter le revenu.

Il existe aussi un lien direct entre la diplomation et le taux d’emploi. D’ailleurs, le taux de placement des étudiants ayant suivi une formation technique a nettement augmenté depuis le milieu des années 1990, et a atteint un sommet de 94,3 % en 2011.

Le rehaussement du nombre de diplômés demeure essentiel pour améliorer l’intégration en emploi et les perspectives de carrière.

Revenu moyen avant impôt selon le dernier diplôme obtenu

Source : Statistique Canada (analyse de KPMG SECOR), 2013

La disponibilité et la qualité de la main-d’œuvre constituent d’importants facteurs d’attractivité.

La disponibilité et la qualité de la main-d’œuvre figurent parmi les principaux facteurs permettant d’améliorer l’environnement d’affaires et de favoriser l’attraction de talents, d’investissements et d’entreprises. Selon une étude de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, près de 62 % des entreprises répondantes ont affirmé que la main-d’œuvre qualifiée constituait le principal atout pour s’installer dans la région de Montréal.

L’amélioration de la disponibilité et de la qualité de la main-d’œuvre constitue un facteur important pour augmenter l’attractivité de la métropole.

Source : Analyse de Montréal International, 2014

La main-d’œuvre doit pouvoir répondre aux besoins futurs des entreprises, car l’environnement d’affaires évolue...

Évolution rapide de l’environnement d’affaires : un monde de ruptures

Rupture technologique

UN MONDE HYPERCONNECTÉ

  • 50 milliards de connexions en 2020.
  • Multiplication par douze du trafic de données mobiles de 2013 à 2018.
  • Des sources infinies de données commes les mégadonnées, l’infonuagique, les données tridimensionnelles et l’Internet des objets.
  • Croissance du commerce en ligne et ventes toujours plus personnalisées (ex. : Paypal, Amazon, eBay).

Ces changements technologiques entraînent de nouvelles tendances :

  • de nouvelles façons de travailler : le travail collaboratif changera la dynamique en entreprise et le type de compétences recherchées;
  • l’essor de l’économie du partage et du financement participatif (ex. : Airbnb, Communauto, Kickstarter, Indiegogo).

Rupture économique

UNE ÉCONOMIE DE PLUS EN PLUS BASÉE SUR LES SERVICES

La tertiarisation de l’économie est une réalité qui touche la majorité des pays développés. Elle influera sur les compétences en forte demande.

ET UNE ÉCONOMIE PLUS INTÉGRÉE QUE JAMAIS ET MARQUÉE PAR L’ÉMERGENCE DE NOUVEAUX MARCHÉS

Nombre d'emplois (milliers)

Source : Conference Board du Canada


UN MONDE PLUS ÉNERGIVORE

Cette croissance de la demande globale énergétique et l’importance accordée au développement durable contribueront à l’essor de la demande d’énergies renouvelables et de technologies propres et au développement de la tendance liée à la responsabilité sociale des entreprises.

Bouquet énergétique

**Millions de tonnes d’équivalent pétrole
Source : Agence internationale de l’énergie

Rupture sociale

UN MONDE PLUS URBANISÉ

Aujourd’hui, plus de 54 % de la population mondiale vit en milieu urbain. Cette proportion devrait passer à 66 % d’ici 2050, ce qui représente une augmentation de 2,5 milliards d’habitants.

Cette urbanisation est propice au développement de villes plus intelligentes et plus durables.

CHANGEMENT DU PAYSAGE DÉMOGRAPHIQUE

De 2013 à 2022 au Québec, la main-d’œuvre sera principalement composée de jeunes et d’immigrants. De plus, au sein de la RMR de Montréal, l’immigration internationale sera le principal moteur de la croissance démographique d’ici 2031.

Pour combler les besoins en main-d’œuvre dans les années à venir, il faudra améliorer l’intégration professionnelle des immigrants, faciliter l’accès des jeunes à l’emploi, ainsi que retenir les travailleurs d’expérience.

Puisque la main-d’œuvre sera surtout composée de jeunes, il faut également miser sur la formation initiale en lien avec les compétences de l’avenir.

Provenance de l’offre de main-d’œuvre au cours des années 2013-2022 au Québec

Source : Emploi-Québec

COMME LES ENTREPRISES DOIVENT S’ADAPTER RAPIDEMENT À CES RUPTURES,
LA MAIN-D’ŒUVRE DOIT DONC ÊTRE TRÈS AGILE…

Montréal possède tous les atouts pour faire face à ces changements

Une métropole basée sur le savoir

  • 196 538 Étudiants universitaires
  • 118 826 Étudiants collégiaux
  • 74 920 Étudiants en formation
    professionnelle

Neuf grappes industrielles structurées et compétitives

Les grappes officiellement structurées représentent plus de 440 000 emplois, soit plus de 25 % des emplois totaux dans la métropole. Cette diversification de l’économie, notamment dans les secteurs d’excellence, soutient l’économie montréalaise et favorise sa résilience.


La métropole possède d’autres atouts favorisant son attractivité :

Des coûts d’exploitation faibles :

au deuxième rang des 15 métropoles analysées dont les coûts d’exploitation sont les plus faibles.

Une population cosmopolite :

25 % des habitants sont nés à l’étranger (120 pays, plus de 100 langues).

Une qualité de vie reconnue et des logements abordables.
Un emplacement géographique privilégié pour les principaux partenaires commerciaux et des infrastructures efficaces :

trois aéroports et un port parmi les plus achalandés en Amérique du Nord.

Questions de réflexion

Lors du Forum stratégique sur les compétences du futur, plusieurs pistes de solution sont ressorties des discussions. Nous les avons regroupées ici autour de six questions de réflexion principales.